Georges Cuisenaire et les nombres en couleur

   L'inventeur des nombres en couleur, Georges Cuisenaire est instituteur. Né en 1891 en Belgique, à Quaregnon, près de Mons. Il obtient un premier prix de violon au Conservatoire de Musique de Mons à 16 ans. ainsi que son diplôme de professeur de musique pour l'enseignement des écoles. Il en gardera un sens du rythme dans l'utilisation de ses nombres en couleur. À 21 ans,  son diplôme d'instituteur de l'École Normale de l'État en poche, il prend ses fonctions d'instituteur à Thuin.  Il y passera toute sa carrière. En 1934, il devient directeur de l'enseignement primaire de la ville. Enfin, en 1948 il fonde et dirige l'École Industrielle de Thuin. Il décède en 1976 à Thuin.

Son invention, les nombres en couleur

   Les nombres en couleur concrétisent ses réflexions et ses découvertes de 33 ans d'expérience. Pour donner le plaisir des nombres et des calculs aux enfants, il met au point un ensemble de bandelettes de couleurs. Il améliorera cet outil pendant 5 ans pour finalement aboutir à la transformation des bandelettes en réglettes de bois en 1954, les nombres en couleur proprement dit.

Georges Cuisenaire devant les nombres en couleur, son invention

Georges Cuisenaire faisant une démonstration de l'utilisation des réglettes.

   C'est ainsi que la méthode qu'il a nommé « Les nombres en couleurs » naît. Elle restera pourtant plus connue sous le nom « Les réglettes de Cuisenaire ». Elle est une avancée majeure dans la découverte des nombres et des opérations de base. En effet, elle permet de développer la pensée mathématique et d'intégrer les notions d'ensemble de nombres et d'opérations avec une très grande efficacité. Cette efficacité est en grande partie due à la manipulation d'objets concrets qui sont une représentation abstraite des nombres en couleur et de leurs relations. C'est pourquoi cette manipulation se fait idéalement très jeune.

   Parce que la force des nombres en couleur, est d'aborder concrètement la notion abstraite du nombre. Et de permettre de dissocier la notion de nombre et l'écriture des chiffres. Et de même pour les opération et les symboles (les signes). Pour le formalisme (la valeur de position…), les techniques opératoires (opérations posées, retenues en soustraction, division…) utilisées plus tard pour les manipuler.

Les nombres en couleur dans le monde

   Bien vite, la diffusion de cette méthode est assurée par Georges Cuisenaire lui-même. Et rapidement par d'autres mathématiciens comme Caleb Gattegno, de l'université de Londres

   Ainsi, plus de deux mille conférences, notamment dans plusieurs universités. Les présentations des nombres en couleur s'enchaînent : en 1953 à l'université de Strasbourg, en Angleterre, Suisse, France, Grèce (1954), Italie, Allemagne (1955), Canada (1956), Rhodésie, Espagne (1957), USA, Australie, Israël (1958), Pays-Bas, Nouvelle Zélande, Argentine, Afrique du Sud (1961) Singapour, Rhodésie du Sud (1962), Norvège, Liban (1963), Chili, à l'exposition universelle de Montréal (1967), au Zaïre (1970), Burundi (1971) Danemark et Portugal (1972).

   Parallèlement, des associations Cuisenaire sont fondées à travers le monde. Pour promouvoir l'utilisation des nombres en couleur, notamment en Belgique, Suisse, Angleterre, Canada, États-Unis.

   L'invention des nombres en couleur est rapidement reconnue par les enseignants, les mathématiciens, les pédagogues et les psychologues. Son intérêt majeur sera reconnu en 1973 lorsque l’Unesco la qualifiera de « méthode pédagogique fondamentale ». Il sera recommandé de généraliser l'utilisation des nombres en couleur dans les écoles primaires.

Hommage

Sa ville natale lui rend hommage, c'est le moins que l'on puisse faire, vu l'immense service rendu à des dizaine de milliers d'écoliers à travers le monde...

Plaisir des nombres - Commentaires sur les nombres en couleurs

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