Un enjeu d’avenir pour chaque enfant

   Ou plutôt un des enjeux... Nous avons vu dans quel état se trouve l’enseignement des maths en France. C’est connu, reconnu, mais bon... On ne peut que le constater...

Oui et alors ? Est-ce si important ?

Plaisir des nombres - Quel est l'enjeu pour les enfants ?   Peut-être aujourd’hui vous posez-vous la question de l’importance de ce sujet ? Mon enfant n’aime pas les maths, et après ? On peut être heureux sans faire de maths dans sa vie ! N'est-ce-pas ? Des tas de gens n'ont pas de métier en rapport avec les maths !

   Ah, ça, c’est sûr. On peut. Bien sûr que l'on peut trouver un métier sans rapport avec les maths. Mais le problème est précisément que la question n’est pas là.

Ça passe par les maths

   En effet, depuis les années 70, les maths ont pris une place disproportionnée dans l’enseignement. Jusque là, c’est l’enseignement des humanités, grec et latin en tête qui définissait les filières considérées les plus prestigieuses par la société.

   Maintenant ce sont les maths. C’est-à-dire que les maths sont devenues beaucoup plus qu’une matière que l’on peut aimer ou pas.

Elles sont devenues un critère de sélection.
C'est ça l'enjeu ou du moins le premier, le plus visible, le plus évident : la sélection.

   Aujourd'hui, le but principal de l'école semble bien être très éloigné de sa mission première : fournir à tous les enfants des bases solides et durables pour conduire leur vie. En maths, nous en sommes très loin... Alors, quoi ? L'école se serait-elle oubliée au profit d'autres buts ? Pas celui de former des citoyens solidement instruits capables de vivre ensemble selon des règles claires, visiblement...

   Ce qui veut dire qu’aujourd’hui le niveau d’un collégien en maths va peser sur son orientation. Et aussi sur « l’estime sociale » qu’il va recevoir : sera-t-il vu comme « bon » ? Ou est-il considéré comme « moyen » en maths... Ou pire encore, s’il est vu comme « mauvais », on lui proposera les filières qui sont encore - et malheureusement - mal considérées. C'est un fait bien triste. Mal considérées car clairement encore associées à des métiers peu valorisés financièrement et socialement.

Qui en subit les conséquences ?

Et de fait, ce sont les enfants. Et très tôt.

D'ailleurs, la phrase « Mon enfant n'est pas bon en maths » est quasi systématiquement suivi d'une consolation de la part de la famille, des amis, des enseignants, des gens au bon cœur : « C'est pas grave, il peut être heureux quand même / C'est pas grave, c'est très bien d'être **** » Et vous remplacez les **** selon la personne qui vous parle par garagiste, danseur, infirmière, secrétaire, psychologue etc etc.. Il y a bien le besoin de consoler, de rassurer. Car ne pas être bon en maths est quand même - encore ! - considéré comme un échec aujourd'hui !

Faites le même essai avec « Mon enfant n'est pas bon en français ». Réaction ? « Bah, tant pis, s'il est bon en maths, il s'en sortira toujours... ».

Donc tant pis pour les enfants qui n’entrent pas dans le cadre imposé par l’école. Et ceux qui ne suivent pas le rythme ? Ils sont, de fait, rangés dans la catégorie « moyen / pas bon ». Ou orientés vers de la remédiation. Ceux qui vont plus vite, ceux qui ont besoin de temps, ceux qui pensent « en étoile » plutôt que linéairement, ceux qui veulent comprendre avant d’avancer… tous ceux-là n'ont pas vraiment de place. Et ça fait beaucoup d’enfants.

Comment un enfant choisit-il son avenir ? Il prendra (ou sera poussé dans) une voie en fonction de la quantité de maths qu’il devra apprendre. C’est un anti-choix

Quel est l'enjeu ?

Instruire les jeunes esprits pour qu’ils puissent réellement choisir. S’ils veulent étudier des lettres, des langues, faire du droit de la médecine, des sciences ou autre, qu’ils choisissent cette voie parce qu’ils l’auront voulu. Et non pas par dépit, parce que leur orientation est décidée par leur niveau en maths.

Alors, me direz-vous, que faut-il faire ? Il paraît que le personnel politique a pris conscience de cet état de fait. Et ça donne quoi ? Je laisse ce sujet chaud pour un autre article.

Je n’aurais qu’une seule réponse : et si l’on s’occupait un peu d’enseigner les fondamentaux et de vérifier que tous les enfants les possèdent ? Et si l’on utilisait - enfin ! - des méthodes pédagogiques qui ont fait leur preuve ?

Si le niveau se dégrade depuis trente ans, ne faudrait-il pas changer les méthodes utilisées depuis trente ans ?…

« Refaire toujours la même chose en espérant un résultat différent » n’est-ce pas folie ?

C'est la raison d'être de ce blog : quand on pense que l'enseignement des mathématiques peut être une réussite pour tous les enfants. Et que leur choix d'avenir pourrait être serein et en relation avec ce qu'ils aiment vraiment... Que c'est faisable et que ce n'est pas fait...

Mais n’est-ce que cela ?

Non, l’enseignement des maths ne peut pas, ne doit pas être réduit seulement à l’obtention des diplômes et au choix d’une filière d’étude. Même si cette question est cruciale.

Car en assurant de bonnes bases en maths, vous pouvez lui offrir beaucoup plus encore.

C'est ce que je propose avec l'accompagnement.

Plaisir des nombres - Commentaires sur les enjeux

Merci !

 

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